Le coude est l’articulation qui assure la jonction entre le bras et l’avant-bras. Pour le traitement de certaines pathologies telles que l’arthrose et la tendinite, le port d’une attelle de coude ou d’une coudière s’avère souvent nécessaire. Cette orthèse a plusieurs fonctions essentielles parmi lesquelles la stabilisation et la protection de l’articulation. De part son rôle de maintien articulaire, l’attelle de coude représente une solution efficace pour soulager les douleurs liées au traumatisme et favoriser la guérison rapide du patient.

Attelle de coude et tendinite

Le coude est une articulation qui, comme toutes les articulations, possèdent des tendons. Ces tissus mous servent à relier entre eux les muscles et les os. Une flexion intensive des tendons entraînent des tensions et des contraintes mécaniques à l’origine de micro-déchirures douloureuses. C’est ce qu’on appelle la tendinite du coude. Dans de telles circonstances, porter une attelle de coude est la meilleure méthode pour maintenir les tendons au repos et accélérer leur cicatrisation.

Au niveau du coude, on différencie deux types de tendinites : l’épicondylite (tendinite sur la face latérale du coude) et l’épitrochléite (tendinite sur la face médiale du coude).

  • L’épicondylite
    L’épicondylite est provoquée par l’atteinte des tendons qui assurent la fixation des muscles sur l’épicondyle, petite bosse osseuse de l’humérus (os du bras). Aussi dénommée « tendinite du joueur de tennis » ou « tennis-elbow » en anglais, elle survient en général lors d’une activité sportive ou de loisirs (jardinage, bricolage…). L’épicondylite concerne également la pratique de certaines professions (maçon, mécanicien, artisan…), ce qui lui vaut d’être reconnue comme maladie professionnelle.
  • L’épitrochléite
    L’épitrochléite, que l’on appelle « tendinite du golfeur » ou « golf-elbow », se localise sur la face médiale du coude. Elle est causée par l’inflammation des tendons qui fixent les muscles sur l’épitrochlée, saillie osseuse située sur l’extrémité inférieure de l’humérus. Le symptôme principal se caractérise par une gêne interne importante lors des mouvements de flexion des doigts ou du poignet, mais également au repos dans les cas les plus avancés.

L’attelle de coude est indiquée dans le traitement de ces deux pathologies, épicondylite comme épitrochléite. Généralement munie d’un coussinet qui absorbe les chocs, elle réduit la pression en compressant l’articulation et soutient la musculature de l’avant-bras. Pour l’adapter à la morphologie du corps, il suffit d’ajuster la sangle à la bonne position et de la fixer à l’aide d’un patch en velcro, de la même manière qu’un brassard. La coudière peut aussi être prescrite à titre préventif pour éviter les récidives.

Attelle de coude et arthrose

L’arthrose du coude est assez rare. Elle correspond à la détérioration du cartilage situé à l’extrémité des os. Son développement occasionne des douleurs et des raideurs qui altèrent le fonctionnement de l’articulation. Le traitement repose notamment sur une prescription médicamenteuse (antalgiques, anti-inflammatoires) pour atténuer la souffrance. Parfois, une rééducation est envisagée en complément afin d’assouplir l’articulation pour la rendre davantage fonctionnelle.

Pour accompagner le traitement de l’arthrose, l’utilisation d’une attelle de coude s’avère bénéfique. En effet, cette coudière a l’avantage de maintenir au chaud l’articulation douloureuse. Le pouvoir décontractant de la chaleur favorise le relâchement des muscles, l’élasticité des tissus et la circulation sanguine. L’effet antalgique de l’attelle de coude apaise ainsi les douleurs chroniques liées à l’arthrose.

Dans certains cas, il est nécessaire de recourir à une opération chirurgicale pour nettoyer l’articulation ou pour poser une prothèse. A la suite d’une chirurgie, il est courant de devoir porter une attelle de coude pendant la convalescence afin de stabiliser et protéger la partie qui a été opérée.

Autres pathologies

D’autres pathologies peuvent nécessiter le port d’une attelle de coude, en particulier celles concernant l’instabilité de l’articulation avec une origine ligamentaire ou chronique (entorse, luxation, syndrome du tunnel cubital…). Selon les différents cas de figure, l’orthèse de coude assure un simple maintien, une immobilisation partielle ou une immobilité totale de l’articulation pendant un certain laps de temps. Pour une entorse moyenne par exemple, l’attelle se porte durant 2 à 3 semaines par exemple.

Les fractures à la suite d’une chute peuvent également nécessiter le port d’une attelle de coude pendant toute la durée de la convalescence. Enfin, une coudière est utile pour accompagner la reprise d’une activité professionnelle ou sportive afin d’éviter de nouveaux traumatismes.